Le public d’Astana exulte: Baikamurov décroche l’or en -100 kg
Partager
La dernière journée à Astana s’est achevée par une bruyante célébration locale dans la catégorie des -100 kg, Marat Baikamurov offrant l’or au Kazakhstan devant son propre public. Opposé au Moldave Vadim Ghimbovschi au Palais des arts martiaux Zhaksylyk Ushkempirov, Baikamurov a trouvé l’instant clé au moment le plus important et a transformé l’énergie des tribunes en performance gagnante.
Ghimbovschi abordait cette finale avec une tâche difficile. L’arène était entièrement acquise à Baikamurov, et ce soutien a semblé porter le judoka kazakh dès les premiers échanges. Le score décisif est venu d’un O-uchi-gari ambitieux, Baikamurov surprenant Ghimbovschi pour un yuko et prenant ainsi le contrôle.
Le Moldave n’a pourtant pas reculé. Il s’est pleinement engagé et a tenté de hausser l’intensité, allant même jusqu’à essayer de soulever Baikamurov dans sa recherche d’un retour dans le combat. Mais Baikamurov est resté solide sous pression et n’a jamais laissé ce moment lui échapper.
Une seule attaque a fait basculer la finale, et l’arène l’a ressenti instantanément.
Cette médaille d’or avait aussi une signification supplémentaire pour Baikamurov. Après avoir remporté ce qui était alors sa première et unique médaille en Grand Slam au Grand Slam du Qazaqstan 2025, il est allé un cran plus loin en 2026 avec un titre à domicile. Après la finale, il a déclaré être profondément fier de gagner au Kazakhstan et a expliqué que le public lui avait donné de la force plutôt que de la pression. Il a aussi indiqué que l’utilisation de techniques de Qazaq kuresi l’avait aidé à garder le contrôle du combat.
Pour les athlètes européens, les combats pour le bronze ont offert un résultat notable. Michael Korrel, des Pays-Bas, a retrouvé le podium du World Judo Tour grâce à une victoire durement acquise contre Idar Bifov. Korrel n’avait plus terminé sur un podium du World Judo Tour depuis le Grand Slam d’Abou Dhabi 2024, ce qui donnait clairement une importance particulière à cette médaille.
Leur combat a basculé en ne-waza. Korrel a attaqué et, même si cette première action n’a pas marqué, la séquence s’est poursuivie au sol, où il a travaillé depuis dessous pour obtenir une immobilisation. Il visait l’Ippon, mais les 14 secondes de contrôle ont été comptées Waza-ari, ce qui lui a donné un avantage crucial.
À partir de là, Bifov a fortement poussé, mais Korrel a bien géré la pression. Connu pour apprécier la bataille de kumi-kata, le Néerlandais a utilisé cette phase pour préparer un Seoi-otoshi qui a clos le combat. Le soulagement visible sur son visage après la décision de l’arbitre en disait long.
Simeon Catharina, également représentant des Pays-Bas, a lui aussi été tout près de rejoindre Korrel sur le podium. Catharina est arrivé à Astana avec une belle régularité derrière lui, notamment plusieurs cinquièmes places, une médaille en Grand Slam et une médaille d’argent européenne. Face au tête de série numéro un, le Brésilien Leonardo Goncalves, il a pleinement tenu sa place.
Le combat pour le bronze est resté serré jusqu’au bout, les deux athlètes abordant le golden score avec deux Shido chacun. Dans un affrontement aussi étroit, la moindre erreur pouvait tout décider. Finalement, Goncalves a marqué yuko en retournant Catharina dans une phase limite près du ne-waza, s’emparant ainsi de la médaille et laissant Catharina à la cinquième place.
La catégorie des -100 kg s’est donc conclue sur un triomphe à domicile, un retour néerlandais sur le podium et une nouvelle preuve que les écarts sont incroyablement faibles à ce niveau. À Astana, un score, une immobilisation et un retournement ont fait toute la différence.
Source: IJF.org
Source image: IJF / International Judo Federation