Blandine Pont s’empare de l’or à Astana après une finale serrée en -52 kg
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La catégorie féminine des -52 kg au Qazaqstan Barysy Grand Slam a offert exactement le type de tension qui a défini l’événement à Astana. Au moment des combats pour les médailles, chaque échange semblait lourd de conséquences, et la finale s’est jouée sur une seule erreur et une fin de combat parfaitement maîtrisée.
Pour les supporters européens, l’histoire majeure est venue de Blandine Pont, de France. Dans le combat pour l’or face à Khorloodoi Bishrelt, des Émirats arabes unis, aucune des deux athlètes ne voulait offrir d’ouverture. Le combat s’est construit avec prudence, les deux judokates conscientes qu’une seule erreur pouvait façonner le podium.
Les Shido ont d’abord fait monter la pression. Un pour chaque athlète, puis un deuxième pour Bishrelt. Malgré cela, le combat est resté serré jusqu’à un moment clé au sol qui a tout changé. Bishrelt s’est relevée volontairement du Ne-waza alors que Pont avait l’avantage au Kumi-kata, et la Française a réagi immédiatement pour marquer Yuko.
Une erreur en Ne-waza a décidé la finale.
À exactement une minute de la fin, Pont avait encore du travail à faire. Protéger une avance en finale n’est jamais simple, surtout après un combat aussi prudent et tactique, mais elle est restée calme et a géré le temps restant sans laisser le match lui échapper.
Ce résultat offre à Pont son cinquième titre en Grand Slam, une nouvelle étape majeure pour une judokate qui a expliqué avoir poussé plus fort que jamais depuis son changement de catégorie l’an dernier et son retour après une grave blessure au genou. Après la finale, elle a parlé ouvertement de sa fierté face aux progrès réalisés cette saison et a clairement indiqué que ses ambitions allaient bien au-delà d’une seule journée au Kazakhstan.
Elle a aussi mis en avant l’atmosphère à Astana, expliquant que le soutien local l’avait aidée sur le tatami. Cela correspondait au ressenti dans l’arène, où le public avait déjà vu dans la matinée des projections dynamiques et du Ne-waza solide, avant que les combats pour les médailles ne prolongent cette énergie.
Dans le premier combat pour le bronze, Nandin-Erdene Myagmarsuren, de Mongolie, a pris le contrôle face à Gultaj Mammadaliyeva, d’Azerbaïdjan, grâce à un O-uchi-gari bas. L’attaque a valu Yuko, et ce seul avantage est resté affiché jusqu’au bout, offrant une nouvelle médaille à la Mongolie.
Le second combat pour le bronze a pleinement embarqué le public local lorsque Meruyert Sarsenova, du Kazakhstan, a affronté Liliia Nugaeva, de Russie. Sarsenova bénéficiait d’un fort soutien dans la salle, mais le combat a basculé sur un échange très fin. Nugaeva a attaqué avec un crochet, Sarsenova a tenté de contrer, mais l’action ne s’est pas inversée assez nettement, et Yuko a été accordé à Nugaeva. Ce fut le seul score du combat.
Ainsi, le podium des -52 kg à Astana s’est conclu avec Pont au sommet, Bishrelt en argent, et les médailles de bronze pour Myagmarsuren et Nugaeva. Dans une catégorie façonnée par des écarts infimes, la différence la plus nette a été la capacité de Pont à sanctionner l’instant le plus important.
Le sang-froid de Pont dans la dernière minute a assuré une grande victoire à la France.
Source: IJF.org
Source image: IJF / International Judo Federation